N° ACR0001674 - Cité du Liégat
| Adresse : |
20-36 bis rue Gabriel Péri |
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134-148 avenue Danielle Casanova |
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94200
Ivry-sur-Seine
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| Coordonnées GPS : |
48.813198, 2.384205
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| Dates Construction : |
1975 ; 1982
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| References Cadastrales : |
N 266 ; N 232
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| Date de classement : |
2022
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| Auteur : |
Gailhoustet Renée (architecte)
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Précision Intérêt :
Un exemple de la postérité des recherches architecturales innovantes en matière de logement collectif en périphérie parisienne, notamment des réalisations pyramidales de Jean Renaudie à la fin des années 1960 (centre Jeanne Hachette et immeuble Danielle Casanova à Ivry-sur-Seine). Appartient à un ensemble historiquement homogène, aux typologies de logements contrastées (les tours et ensembles pyramidaux) et, plus spécifiquement à la seconde phase du laboratoire d'expérimentation urbaine et architecturale de retentissement international que fut l'opération du centre-ville d'Ivry-sur-Seine, soutenu par une maîtrise d'ouvrage éclairée. Contre le gigantisme des grands ensembles, une alternative politiquement engagée en faveur de l'amélioration du cadre et des conditions de vie des populations modestes et reposant sur une vision humaniste du logement social, à contre-courant de la production de masse, et qui veut favoriser les relations sociales en brisant la monotonie des barres et des tours standardisées. Par sa proximité typologique avec les expérimentations de l’habitat intermédiaire en Île-de-France, le Liégat propose une autre manière d’habiter la banlieue dense – une pensée sur la ville originale. Notoriété de la signature, longtemps sous-estimée, et œuvre d’une des rares femmes architectes indépendantes. Variété formelle due à un parti inédit, fondé sur la géométrie circulaire en plan et originalité distributive des logements, toutefois empreinte de l’héritage du mouvement moderne (plan libre, pilotis dégageant des circulations, toits-terrasses, façades libres). Qualité des espaces domestiques – en duplex, semi-duplex, triplex.
Description historique :
Le Liégat constitue un ensemble emblématique de la deuxième partie de la carrière de Renée Gailhoustet, que l’historienne Bénédicte Chaljub situe entre 1971 et 1986 : avec la Maladrerie à Aubervilliers (1975-1985), la ZAC du centre-ville de Saint-Denis (1977-1985) et l’ensemble du Marat (1977-1986) à Ivry, le Liégat compose une nouvelle étape de son parcours d’architecte, témoignant de son exploration personnelle des principes inventés par Jean Renaudie. Par sa typologie originale, le Liégat marque également sa prise de distance avec l’influence corbuséenne, encore très prégnante dans les exemples de tours qu’elle a précédemment construites à Ivry. Comme dans les premières tranches de l’ensemble de la Maladrerie à Aubervilliers, construites entre 1977 et 1980, ou encore dans le projet non réalisé pour Drancy en 1979-198032, Renée Gailhoustet invente une nouvelle disposition des logements en éventail. Le Liégat affirme donc d’abord la continuité des règles de conception des années 1970, avec sa mixité programmatique, son développement de l’espace d’habitation à plan libre et son élévation à niveaux échelonnés selon le principe de la pyramide. Dernier de cette famille, il incarne aussi la transition progressive vers une évolution des conditions de production et la réduction de l’échelle des commandes, qui précèdent de justesse un retour à une forme urbaine plus proche de l’immeuble, et que Bénédicte Chaljub appelle la « transfiguration » du modèle de Renaudie. Cela se manifeste plus clairement au Marat, à Villejuif (1978-1981) et dans les dernières tranches de la Maladrerie, étudiées à partir de 1980 et construites entre 1983 et 1985.
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