N° ACR0000776 - Réservoirs dits Les Flûtes (ensemble de châteaux d'eau)
| Adresse : |
13 avenue du Président-Allende |
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Les Hautes-Bruyères |
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94800
Villejuif
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| Coordonnées GPS : |
48.795525, 2.352913
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| Dates Construction : |
1990 ; 1994
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| Date de classement : |
2018
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| Auteur : |
Charon Jacques
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Précision Intérêt :
Représentatifs de la politique publique de développement et de modernisation des infrastructures de traitement et de distribution de l’eau menée dans les années 1980 et 1990, les réservoirs surélevés de deuxième élévation de Villejuif constituent une œuvre architecturale tout à fait remarquable. C’est d’abord d’une prouesse technique considérable, que naissent en 1993 ces réservoirs nécessitant des fondations de plus de 30 m. de profondeur, le déplacement de 20 000 m3 de déblais et le coulage de 5 000 tonnes de béton et de 400 tonnes d’acier. La contenance de 9000 m3, qui en fait alors le deuxième réservoir surélevé d’Île-de-France, contribue également à la monumentalité de l’édifice. L’architecte Jacques Charon a conçu ces réservoirs en un ensemble de trois bouquets de cuves coniques, composition dont l’originalité, le graphisme épuré et le caractère sculptural a permis son intégration aussi bien dans le paysage urbain que dans l’esprit des Franciliens qui l’ont baptisé les « Flûtes ».
Description historique :
Dans les années 1980, l’expansion urbaine pousse le Syndicat des Eaux d’Ile-de-France, présidé par André Santini, à envisager la construction de nouveaux réservoirs sur l’ensemble des 144 communes de sa juridiction afin d’assurer la sécurité de l’alimentation en eau de 4 millions de Franciliens et d’atteindre une autonomie minimale de 20 heures en cas d’incident de pompage. Le développement démographique de Villejuif et l’expansion de ses centres hospitaliers y rendent particulièrement pressante la nécessité d’augmenter la capacité des réserves en eau. Villejuif, qui comprend le point culminant du Val-de-Marne, les Hautes-Bruyères (119 mètres), est déjà un site important pour la distribution de l’eau potable en banlieue parisienne sud. Entre 1893 et 1933, cinq réservoirs semi-enterrés au volume extraordinaire de 55 350 m3 y sont implantés. L’usine de traitement des eaux de la Seine de Choisy-le-Roi les alimente. Le Syndicat des Eaux d’Ile-de-France décide, au milieu des années 1980, de compléter cet ouvrage ancien de première élévation, qui comprend aussi deux châteaux d’eau de deuxième élévation construits en 1912 et 1932 (détruits en 2001), par de nouveaux réservoirs d’une capacité totale de 9 000 m3. Après une étude d’impact et une enquête publique en 1987, le projet est confié à l’architecte Jacques Charon. Leur implantation au cœur d’un secteur largement urbanisé pousse Charon à soigner particulièrement le geste architectural et à concevoir autour des réservoirs un écrin d’espaces verts, destiné notamment aux résidents des institutions médicales proches (dont l’institut Gustave-Roussy), alors même que l’aménagement du parc départemental des Hautes-Bruyères n’en était qu’à ses prémices. Les travaux de construction débutent en 1990 et les réservoirs sont inaugurés en octobre 1994. Le forage des puits et du canal souterrain d’adduction a, bien sûr, été un préalable à l’érection des réservoirs de deuxième élévation, rapidement surnommés « les Flûtes » ou « les Tulipes » en raison de leur forme évasée et de leur organisation générale qui rappelle tantôt des flûtes à champagne, tantôt des fleurs. Le 16 février 2017, un nouveau réservoir est inauguré au pied des Flûtes, côté nord-ouest. Il remplace trois des cinq réservoirs semi-enterrés de la première élévation devenus trop vétustes. Conçu par les architectes Giovanni et Dominique Lelli, appelé le « R7 », il s’agit d’un réservoir de 50 000 m3 composé de deux cuves dont la gestion a été pensé en incluant les données de développement durable. Depuis 2015, une gare du futur réseau du Grand Paris Express est en construction à proximité immédiate des réservoirs, dans le parc des Hautes-Bruyères (ouverture prévue en 2020).
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